La première fois que j’ai abordé les conflits de …
La première fois que j’ai abordé les conflits de motivation, j’ai trouvé cette idée assez révolutionnaire car on peut l’appliquer en quasi-permanence. C’est une façon de voir que je trouve assez passionnante. Disons que vous êtes dans une rue. Vous pouvez avancer ou vous arrêter dans un magasin. Si vous avancez, c’est que vous êtes davantage motivé pour X raisons pour le faire. Si vous avez très faim, peut-être que votre motivation vous amènera à vous arrêter devant un stand de glace. Alors vous allez devoir choisir entre X parfums. Chaque possibilité entraîne des choix... C’est valable pour nous, c’est également valable pour le chien.

Certains choix arrivent grâce à des choses peu agréables... Par exemple, s’il y a un braquage dans la rue, des policiers courent de partout en hurlant de s’éloigner. Vous aurez peut-être faim, mais il est fort possible que vous ne vous arrêtiez pas devant le stand de glace...

Ça nous fait toute une série de VS, les choses agréables peuvent s’opposer tout comme les choses désagréables. Ce qui nous donne deux cas de figures récurrents :

Glace vanille (agréable) VS glace chocolat (agréable)
Faim (non agréable) VS Rue inquiétante (non agréable)

En fonction de ce qui est le plus agréable ou le plus désagréable nous choisirons la meilleure option à nos yeux. Précisons qu’il n’y a pas de réponses universelles. Il n’est pas mondialement reconnu que les glaces à la vanille sont les meilleures. Donc chez le marchand de glace, tout le monde ne commandera pas des glaces à la vanille... Dans les conflits de motivation, l’opinion, les habitudes, les besoins, etc, etc, prennent toutes leur importance.

On a également ce cas de figure qui pousse toujours vers la chose agréable :

Glace vanille (agréable) VS glace au parfum dégoûtant (désagréable)

Et il est intéressant de noter qu’il peut y avoir des cas particuliers. Par exemple, vous avez chaud et très envie de vous baigner. Ça tombe bien, vous êtes sur la plage en maillot de bain ! Alors vous rentrez dans l’eau, seulement vous avez peur de vous noyer depuis toujours... Alors vous avancez un peu pour profiter, mais pas trop et vous êtes prêt à faire demi-tour rapidement si les vagues s’intensifient !
Dans ce cas précis l’élément se confronte à lui-même :

Eau (agréable) VS Eau (désagréable)

Au final, ces conflits de motivation peuvent être très utiles à observer et à manipuler avec les chiens. L’exemple le plus simple est l’exercice du rappel. Une personne, chez elle, décide de rappeler son chien. L’environnement est peu stimulant sans être pour autant désagréable, il est simplement très bien connu par ce chien. La personne s’accroupit et très joyeusement l’appele. Disons que ce chien s’appellera Heimdall. Heimdall s’approche et il est récompensé.

Le conflit de motivation est l’environnement (agréable +1) VS la personne (agréable +3).

Seulement, avoir du rappel chez soit... ce n’est pas très utile, donc elle décide de corser un peu les choses et va dans le jardin. L’environnement gagne un petit point imaginaire sur sa valeur "agréable", mais la personne continue d’être plus forte et met donc une trempe à l’environnement et gagne. Heimdall revient, il est récompensé.

Exercice suivant, dans la rue... Le conflit de motivation arrive dans un cas particulier :

Environnement (agréable +3) VS la personne (agréable +3)

Heimdall bloque un moment, hésite,... Si à ce moment-là, quelque chose même de tout petit se produit, la balance pourra pencher. Justement la personne voyant que son chien hésite claque des mains sur ses cuisses et l’appelle un peu plus joyeusement encore. Heimdall revient, il est récompensé.

En corsant doucement l’environnement, la personne arrive à faire en sorte que son chien revienne toujours et elle prend garde à toujours le récompenser d’une friandise. Tant et si bien, qu’à présent, Heimdall connait un peu l’exercice et le réussit de mieux en mieux même quand l’environnement devient un peu plus intéressant... D’ailleurs, à force, la personne gagne quelques points de "popularité" car c’est vraiment génial lorsqu’il revient !

Chez le voisin, il y a un autre chien qui est en train d’apprendre le rappel, seulement son propriétaire à oublier qu’il fallait augmenter doucement les difficultés. Il l’a lâché dans un parc bondé et voilà qu’il tente sa chance et rappelle son chien.

Environnement (agréable +10) VS la personne (agréable +3)

Le chien ne réfléchit même pas, il ne revient pas. Le propriétaire ne comprend pas et trouvant son chien bien peu obéissant, il s’énerve et commence à crier... Le conflit de motivation évolue mais pas dans le bon sens...

Environnement (agréable +10) VS la personne (agréable +2)

Peut-être que la peur va finir par le faire revenir au ralenti, peut-être qu’il fuira son maître qui conclura que son chien n’est qu’un fugueur... Dans tous les cas, en maîtrisant la valeur de l’environnement, (par exemple, en laissant son chien l’explorer à fond pour le rendre moins intéressant avant de tenter un rappel) et sa propre valeur (en s’armant de friandises, de jouets,...), on va mettre en place un environnement favorable pour apprendre le rappel facilement. Ce qui ne veut pas dire que l’on n’affrontera jamais des environnements géniaux, mais qu’on le fera une fois le rappel parfaitement acquis. Comme le dis si bien Mr l’admin, il faut marcher avant de courir.

Merci de m’avoir lue.
shadolity

shadolity

Très intéressant. Merci